Nous vous proposons un nouveau rendez-vous hebdomadaire :

LES MERCREDIS DE LA PETITE HISTOIRE DE DANJOUTIN.

Quand est né Danjoutin ? Qui est Marc-Antoine Lavie ? Quand a été construite l’église ? … Réponses chaque mercredi ! Le livre publié en 2007 sur l’histoire de notre commune sera notre fil rouge.

LES MERCREDIS DE LA PETITE HISTOIRE DE DANJOUTIN : 10e épisode,

Une petite devinette. Reconnaîtrez-vous ce qui a été construit à l’emplacement de ces anciens prés ?Source : ouvrage « Danjoutin au fil du temps » (p. 22).

LES MERCREDIS DE LA PETITE HISTOIRE DE DANJOUTIN : 9e épisode

Un danjoutinois enterré au Père Lachaise. Nous nous intéressons, afin de finir notre petit tour de quelques personnages marquants de l’histoire (très masculine…) de Danjoutin, à Gabriel Adain, dont le nom a été aussi retenu pour nommer une rue en 2006, près de la rue du Moulin..Gabriel Adain, né en 1883, réside à Danjoutin dans sa maison familiale, au 34 rue de Belfort (actuellement 10-12 rue du Général Leclerc), date à laquelle il part poursuivre ses études de médecine à Paris. Il sera nommé médecin-inspecteur à Versailles.Il ne reviendra pas vivre dans son village d’enfance, mais il y séjournera régulièrement pendant ses vacances, avec un certain… Georges Duhamel, écrivain bien connu. Ce dernier, dans La Biographie de mes fantômes, paru en 1943, raconte des souvenirs de leur 20 ans, notamment comment il s’est amusé de la manière de parler de Gabriel : « qu’il se prenne à parler, avec son accent comtois, et la surprise sera vive… »Malheureusement, sa vie est bouleversée par la Grande Guerre. Après deux années au front en tant que médecin aide-major, il se voit confier la direction d’un service de chirurgie à Versailles. A sa demande, il part pour la mission française en Roumanie, afin de soigner une épidémie de typhus. Cet engagement lui permettra d’obtenir trois citations à l’ordre de l’armée. Mais, vaincu par la maladie, il décède le 24 avril 1917 en Roumanie, à 34 ans. Il reçoit à titre posthume la Croix d’Officier de la Couronne de Roumanie. Son corps est rapatrié en 1922 pour une inhumation définitive à Paris au cimetière du Père Lachaise. Vous pouvez lire son nom en tête de liste sur le monument aux morts de Danjoutin (mais aussi de Versailles).Quelques mots sur son frère, Camille, qui a lui fait ses études en pharmacie, et a ouvert une officine à Giromagny, avant d’être également mobilisé comme pharmacien. Il n’est pas mentionné sur le monument aux morts, et pourtant… il mourra prématurément à 43 ans, suite à sa mobilisation pendant la Première Guerre mondiale. En effet, il y a contracté une maladie pulmonaire en inhalant les effluves des gaz de combat imprégnant les uniformes des blessés qu’il soignait. Cependant, il n’est pas comblé d’honneurs comme son frère, car il a eu le tort de mourir 7 ans après la fin du conflit…Sources : ouvrage « Danjoutin au fil du temps » (p. 75-76) ; https://www.rfgenealogie.com/…/camille-et-gabriel-adain…

LES MERCREDIS DE LA PETITE HISTOIRE DE DANJOUTIN : 8e épisode

Le philanthrope le plus renommé de Danjoutin. Nous passons très souvent dans la rue du Docteur Jacquot, mais savez-vous pourquoi une rue de notre commune lui a été dédiée ?Après ses études de médecine, le docteur Eugène Jacquot, né à Chenebier en 1880, installe un cabinet médical à Danjoutin en 1905, et étend ses visites aux limites des communes allentours, à bicyclette, en fiacre, en traîneau, ou encore avec une De Dion Bouton, bien souvent en panne. Ses contemporains se souviennent de ses consultations gratuites, dans un contexte bien différent d’aujourd’hui (pas d’assurance sociale, peu d’hygiène, pas d’eau potable…)La 1ère Guerre mondiale interrompt le cours de sa vie danjoutinoise. Il est fait prisonnier à Mulhouse puis envoyé en Bavière, avant d’être échangé contre un officier médecin allemand. Il sera plus tard envoyé au front à sa demande et termine la guerre avec le grade de commandant et de nombreuses décorations.Il s’oriente vers la politique, à la demande de ses patients : il devient maire de Danjoutin en 1925 et impose peu à peu l’installation de l’eau potable, des égouts, des trottoirs… Il devient aussi conseiller à la préfecture pour les anciens combattants, pour l’aide sociale et les mutilés.Mais la grande Histoire marque encore son destin. Très affecté par la défaite de 1940, il reprend du service médical au camp de réfugiés de Gurs, où une filière lui permet de faciliter de nombreux passages clandestins de la frontière. Il rejoint Belfort peu avant la Libération ; sa santé s’altère et il s’éteint à 76 ans, en 1956.Une vie bien remplie, au service de ses semblables, n’ayant pas pris 8 jours de vacances depuis 1905 ! Source : ouvrage « Danjoutin au fil du temps » (p. 72-74).

LES MERCREDIS DE LA PETITE HISTOIRE DE DANJOUTIN : 7e épisode

Un chevalier danjoutinois à l’autre bout du monde…Vous avez certainement déjà remarqué, à côté de la fontaine Saint Tiburce, le buste d’Emile-Louis Heck. Mais connaissez-vous son histoire ?Le buste en bronze a été coulé à la demande de ses anciens élèves de l’Université impériale de Tokyo : Emile-Louis Heck y a été le premier professeur de littérature française. En effet, après son école primaire effectuée à Danjoutin, ses études et après avoir été ordonné prêtre, il accepte de partir au Japon. Ce buste symbolise la reconnaissance et la vénération que lui portent ses élèves, mais aussi le sacrifice de la séparation d’avec sa famille. Le buste est d’ailleurs envoyé en 1922 à ses parents. Il a retrouvé sa place récemment rue des Prés, après les travaux de restauration de la fontaine, à côté de sa maison natale, dans laquelle il est né en 1866. Un 2e buste de notre Danjoutinois a été placé dans l’amphithéâtre de l’Université nippone. Ce dernier a d’ailleurs été restauré après avoir fondu sous l’effet de la chaleur !Le père Heck devient par la suite directeur de l’Ecole catholique de l’Etoile du Matin à partir de 1921, toujours au Japon. Il la quitte en 1930 pour un poste d’aumônier à l’Ecole de Commerce d’Osaka, avant de retourner sur les terres japonaises. Il meurt le 27 juin 1943, à 77 ans, au Japon, où son corps est inhumé.Au-delà de ces deux bustes, il recevra de nombreuses décorations au Japon, mais aussi en France ; il reçoit notamment la croix de chevalier de la Légion d’honneur en 1919, et est nommé membre à vie de la Société Franco-japonaise et de la Maison franco-japonaise de Tokyo. Sources : ouvrage « Danjoutin au fil du temps » (p. 68-70), article de Sadao TANAKA « E.-L. Heck, Premier Professeur de littérature française à l’Université impériale de Tokyo ».

LES MERCREDIS DE LA PETITE HISTOIRE DE DANJOUTIN : 6e épisode

Marc-Antoine Lavie, un Danjoutinois qui n’avait pas sa langue dans sa poche !Né à Montbéliard en 1737, il entreprend des études de chirurgien. Très jeune, il décide de partir aux Antilles. Il y fait fortune, puis revient dans nos contrées et s’installe à Danjoutin. Il y acquiert une exploitation. Les gens des campagnes se souviendront de ses soins médicaux prodigués sans réclamer de contribution.Il débute une carrière politique en étant élu député du tiers-état lors des Etats Généraux de 1789. Il participe donc aux travaux, et se fait particulièrement remarquer dans sa lutte contre le clergé, notamment contre les moines. En effet, ses parents étaient des protestants luthériens, qui s’étaient installés sur les terres du duc de Würtenberg après la révocation de l’Edit de Nantes.Il poursuit ses activités politiques au sein de l’Assemblée Constituante, reconnu comme l’un des membres les plus remuants ! Le journal Le Moniteur enregistre son nom plus de 75 fois, parfois pour des discours, le plus souvent pour des interruptions, dont quelques unes soulèvent de véritables tempêtes. Il participe notamment aux grandes réformes en matière de justice et de fiscalité.De retour sur les terres belfortaines, il est élu au département. Il y aura une grande influence. Il n’avait d’ailleurs pas oublié les Belfortains, à qui il envoyait des nouvelles au moyen d’imprimés et de courriers.Mais en 1793 une épidémie de typhus se déclare à l’hôpital militaire de Belfort, où elle fait des centaines de victimes. Il participe aux soins et, comme la presque totalité du personnel médical, il contracte la maladie et meurt. Il n’a que 56 ans. Sources : ouvrage « Danjoutin au fil du temps » (p. 19), www.alsace-histoire.org, gallica.bnf.fr

LES MERCREDIS DE LA PETITE HISTOIRE DE DANJOUTIN : 5e épisode

Ave Caïus Danjoutinus !En 1990, un survol aérien de notre commune a permis d’identifier des traces d’une population sédentaire à l’époque gallo-romaine : un grand bâtiment a été repéré au lieu dit Derrière chez Brûlé, entre les rues de Vézelois et du Bosmont. Ce sont les traces les plus anciennes d’habitats découvertes, il s’agit peut-être de l’origine de Danjoutin. En 1994, des sondages ont révélé deux ensembles de bâtiments :-une « villa », maison avec domaine agricole, d’une réalisation assez sommaire, occupée au moins partiellement du IIe au début du Ve siècle, sur le site de la Grande Combe -trois petits bâtiments en contrebas de la « villa » , qui devaient certainement avoir un lien avec elleEn 2015, des fouilles préventives ont été menées, dans le cadre des aménagements liés à la réouverture de la ligne Belfort-Delle. Elles ne concernaient pas la « villa », mais le secteur dit Sous Saint Tiburce, à l’emplacement actuel de la halte ferroviaire. Un bâtiment rural a été dégagé, dont l’utilisation reste un mystère : une dépendance de la villa ? Une autre fonction ? …Sources : ouvrage « Danjoutin au fil du temps » (p. 12-13) et articles en ligne de L’Est Républicain.

LES MERCREDIS DE LA PETITE HISTOIRE DE DANJOUTIN : 4e épisode

Vous avez dit Danjoutin ?Le nom de notre commune vient de SAINT JUSTIN évêque de Lyon vers l’an 350, qui est certainement le patron de l’église primitive. C’est un parchemin du XIVe ou XVe siècle qui en témoigne, retrouvé au presbytère.Précieuses sont ces archives de la paroisse, puisque celles de la commune ont été brûlées par les Prussiens en 1870. Cette absence de documents ne permet donc pas de fixer précisément la naissance de Danjoutin. Cependant une présence humaine est attestée à l’époque néolithique. Infos tirées de l’ouvrage « Danjoutin au fil du temps » (p. 11).

LES MERCREDIS DE LA PETITE HISTOIRE DE DANJOUTIN : 3e épisode

La Savoureuse est en crue !Son cours d’eau a été remblayé progressivement après la première guerre mondiale, ce qui a permis de dompter notre rivière, qui prend sa source sous le sommet du Ballon d’Alsace. La carte postale du début du XXe siècle nous montre qu’un barrage avait été construit au Pâquis.Mais elle peut être parfois capricieuse…. Certains se souviendront du mois de février 1990 pendant lequel elle est sortie de son lit. Cet épisode extrême a été causé par la conjonction d’une brusque fonte des neiges du Ballon, de grosses averses et d’un nettoyage insuffisant en amont de Danjoutin.Aucune victime humaine à déplorer, mais de nombreux dégâts : des riverains avec les « pieds dans l’eau », la fermeture temporaire de l’hôtel Mercure (Ibis aujourd’hui), le stade transformé en piscine…Infos et photos tirées de l’ouvrage « Danjoutin au fil du temps » (p. 120-121) et « Février 1990 Les inondations », édition Deval.

LES MERCREDIS DE LA PETITE HISTOIRE DE DANJOUTIN : 2e épisode

C’est l’hiver !Petits clins d’œil d’autrefois en cette saison enneigée ! Photos tirées de l’ouvrage “Danjoutin au fil du temps” (p. 126).

LES MERCREDIS DE LA PETITE HISTOIRE DE DANJOUTIN : 1er épisode

Le blason.Il trouve son origine dans le contexte de la conquête française de Belfort…En 1636 le comte de la Suze conquiert la ville au nom du roi de France Louis XIII et en devient le seigneur. Mais son fils rejoint la Fronde en 1653. Il faudra un siège de 5 semaines pour que Belfort revienne dans le giron royal. C’est à cette occasion que les Danjoutinois creusent une tranchée lors de la nuit de Noël 1653, “A PAS DE LOUP”, pour ne pas être repéré par les ennemis. Puis, en 1659 Louis XIV attribue ses armoiries à Danjoutin (en même temps qu’il accorde le comté de Belfort au duc de Mazarin).